Suis-je née pour me prendre la tête ? Parfois je me pose des questions sur ma santé mentale. Peut-être que je fais parti de ces personnes en proie à la dépression, qui ne trouvent jamais le bonheur, les éternelles romantiques qui trouvent dans leurs poèmes la « vrai vie ». « La vrai vie » est à côté de moi, je la frole et ne fais que l'aborder.
Alors qui y a t-il en moi ? Une boule de nerf chargée d'amour, tellement d'amour qu'il me ronge, car je ne le donne à personne. Enfin ne le donne plus. Est-ce que la souffrance vous cloître pour toujours par peur de resouffrir un jour ? La souffrance est une prison, mais on ne peut jamais en sortir car au fond elle nous plait et apporte une certaine stabilité. La plupart des gens ne comprenne pas cela, mais la souffrance lorsqu'elle s'estompe laisse place à la neutralité, un état ni bon ni mauvais, la vie sans l'envi, l'amour sans passion. Cette langueur, cette incertitude castratrice qui fait que l'on stagne, et le moindre pas en avant est un supplice. On avance pour mieux reculer, marche pour mieux tomber !
Avoir mal, un plaisir ? Non un refuge ; il est plus facile de le supporter lorsqu'on se l'inflige à soi-même.